C'est ce qu'affirme dans la presse le Conseiller général et membre du Conseil Communautaire de la Communauté de Communes, Joë TRICHE à propos du choix du projet de pôle ludique à la Belle Idée incluant un cinéma multiplexe alors que celui-ci avait été expressément exclu du projet de départ.
«Les quatre promoteurs candidats pour la deuxième tranche commerciale avaient jusqu'au 30 novembre 2007 pour déposer un dossier, indique Joë Triché. Après cette date, ils étaient dans l'impossibilité de modifier leur projet. Or, le 21 décembre 2007, deux heures avant la réunion de la communauté de communes qui devait choisir un des quatre projets, il s'est tenu une réunion privée avec les élus et les promoteurs invités à présenter une dernière fois leur projet. Logiquement, les promoteurs devaient s'en tenir à leur projet déposé avant le 30 novembre 2007. Trois se sont conformés à cette règle mais le quatrième ne l'a pas fait, c'est Sorodi. Dans son projet initial, il existait bien la réalisation d'un cinéma mais au dernier moment, contrairement au règlement de consultation, de nouvelles propositions ont été présentées et principalement le retrait du cinéma du pôle ludique».
«Ces propositions nouvelles ont fait basculer la balance en faveur de ce projet alors qu'un autre projet avait été retenu à l'unanimité par les membres du bureau de la communauté de communes à l'époque. Si je me souviens bien, c'est Camae qui avait remporté les suffrages de l'ensemble des élus. Sorodi se trouvait en deuxième position. Tout cela démontre bien que les propositions de dernière minute ont fortement modifié la donne. D'après le règlement de consultation, nous sommes en pleine illégalité. »
On connaît la suite: ledit projet représenté au nouveau conseil communautaire avec réintroduction du multiplexe par la petite porte, et la condamnation à la fermeture du cinéma EDEN dans la foulée.
Il est certain que si l'irrégularité s'avérait fondée, l'Association Cinéma Eden, directement lésée dans cette affaire par l'impact du multiplexe sur la pérennité de son activité en centre-ville, ne pourrait rester indifférente.
Affaire à suivre...